Discours de Villepin à l'ONU contre la guerre en Irak

Discours !! Digne d'un grand homme d'Etat !! J'écoute ces paroles, et je me sens fière d'etre Français !! Merci Monsieur Dominique De Villepin !!

Bienvenue sur ce blog de soutien à la candidature de Dominique de Villepin

Dominique de Villepin, 18 avril 2011 !!
Je ne veux pas participer à une aventure qui décevrait les Français. Ça implique d'être ambitieux, d'être capable de refonder notre vie politique, refonder notre vie économique et sociale (...). C'est aux citoyens de prendre le pouvoir, c'est au peuple français de prendre le pouvoir, et ça veut dire ne pas laisser les hommes politiques s'arranger entre eux.

vendredi 15 avril 2011

Tous les détails du programme de Villepin pour la présidentielle 2012


Il ne dit pas clairement qu’il sera candidat, mais la chose est implicite : ce matin,
devant le Presse Club dans un grand hôtel parisien, Dominique de Villepin dévoile
son projet, ou plutôt sa « vision » pour la France. Reste, pour l’éternel rival de
Sarkozy, à passer l’obstacle du procès en appel de Clearstream, le mois prochain.

Vous présentez votre projet pour 2012. Cela signifie que vous êtes candidat à la
présidentielle?

DOMINIQUE DE VILLEPIN. Nous sommes dans un temps politique marqué par la
confusion dominée par la stratégie des partis. Ma démarche, qui se veut originale, consiste
à privilégier la réponse aux préoccupations des Français. Cela fait quatre ans que je dis que
la politique de Nicolas Sarkozy n’a pas été la bonne, que je propose des politiques
alternatives. Avant de poser la question de savoir qui incarne l’alternative, il faut montrer
qu’elle existe. Je constate que sur l’échiquier politique, toutes les propositions qui sont
faites relèvent de demi-réformes et n’ont pas la puissance nécessaire pour répondre aux
problèmes de la France.

Alors que proposez-vous?
Une refondation politique, économique, sociale, culturelle est indispensable. Je pars du
diagnostic sévère que je fais de notre société : nous sommes dans une déprime longue, une
sorte de dépression française, une inquiétude sur l’avenir, une difficulté à trouver notre
place dans la mondialisation. Pour remettre notre pays en marche, il faut une révolution,
celle de la dignité. Le citoyen est le grand absent dans la démocratie française. C’est sur lui
que je veux miser. J’ajoute une refondation politique. Ce qui manque le plus, ce sont les
outils politiques, économiques et sociaux qui pourraient nous permettre de changer la
donne.

Que prévoit votre révolution de la dignité?
Le premier outil, c’est le revenu citoyen. C’est-à-dire la garantie donnée à chaque citoyen
qui n’a aucune ressource de pouvoir disposer de 850 €. Une personne âgée, un bénéficiaire
du RSA, un étudiant — dans ce cas pour des dépenses de logement ou de formation —
pourront en bénéficier. C’est un regain de liberté donné au citoyen pour organiser sa vie.
Mais il y a en contrepartie un statut du citoyen : il doit s’inscrire sur les listes électorales, il
doit voter de façon obligatoire.

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Ce n’est pas de l’assistanat?
Non, car chacun devra payer l’impôt. Je crée un grand impôt citoyen, progressif,
concernant tous les revenus du travail et du patrimoine, acquitté par tous, même à titre
symbolique pour les plus bas revenus. Tous les Français ont des droits et tous les Français
ont des devoirs. Autre outil, un service citoyen obligatoire pour les jeunes de 18 ans à 25
ans. L’objectif sera le brassage social, mais aussi agir en faveur de l’intérêt général.

Changer les outils politiques, qu’est-ce que cela implique?
Il faut un gouvernement resserré d’une dizaine de ministres. Je crée là un nouvel outil, la
pérennité des ministères. Ils seront structurés à partir de grands périmètres stratégiques,
avec de grands ministres.

Vous ferez un gouvernement d’union nationale avec des ministres de droite et de
gauche?
Il faut prendre les meilleurs. Or je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui, à droite et à gauche,
tant de personnalités qui aient la compétence pour exercer dans de grands ministères. Dans
mon esprit, Alain Juppé ou François Hollande ont l’étoffe de grands ministres.

Que changeriez-vous d’autre dans les institutions?
Pour en finir avec l’émiettement de nos pouvoirs, je veux un Parlement resserré : quatre
cents députés et deux cents sénateurs, mais avec des pouvoirs accrus, disposant de services
efficaces comme aux Etats-Unis. Il s’agit de faire vivre la démocratie.

Vous songez aussi à une réforme territoriale?
Nous n’avons pas, avec les vingt-deux régions actuelles, un outil stratégique capable de
peser dans l’Europe et dans la mondialisation. Il faut huit, dix grandes régions
métropolitaines, capables de rivaliser avec les Länder allemands, les grandes provinces
espagnoles. Il faut aller au bout de la décentralisation. Je propose, à côté du Conseil des
ministres, un Conseil territorial présidé par le président de la République avec le Premier
ministre et les huit présidents de région, qui seront élus au suffrage universel direct.

Vous avez souvent critiqué l’effacement du Premier ministre actuel. Si vous êtes élu,
vous revenez à un équilibre entre président et Premier ministre?

Un Premier ministre qui aurait dix grands ministres, c’est un Premier ministre qui aurait
une force de proposition beaucoup plus grande. Le rapport de force avec le président s’en
trouverait rétabli. Le président bénéficie de l’onction du suffrage universel, il doit
retrouver les pouvoirs qui sont les siens, c’est-à-dire le rôle de garant, d’arbitre. Fonctions
qu’il a perdues au profit d’un investissement dans la vie quotidienne, dans la vie politique,
voire dans la vie partisane, qui l’ont éloigné d’une certaine capacité à agir au service des
Français.

Quelle est la faisabilité de ces réformes?
C’est d’autant plus faisable que c’est nécessaire. Il faut que les Français puissent trancher,
et donc je suis favorable au retour à la pratique du référendum, national et local. Sur les
institutions, la politique énergétique, la réforme fiscale, le référendum sera un moyen

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d’agir. Avec un citoyen engagé, les choses peuvent aller vite. Nous sommes dans une
période équivalente à 1945, quand on a créé la Sécurité sociale, ou à 1958 quand on a
refondé les institutions de la Ve.

En politique étrangère, quelles seraient vos premières décisions?
Les événements de Libye montrent bien que le retour dans le commandement intégré de
l’Otan constitue une perte de marge de manœuvre pour la France. J’estime que la position
antérieure conférait à la France l’image d’un pays plus indépendant, alors que l’Otan est
une organisation militaire sous domination américaine. Autre impératif, la redynamisation
de l’Europe. Je propose la création d’un haut conseil franco-allemand avec un secrétariat
commun, qui nous permettrait d’élaborer une stratégie de convergence, de coordination.

Prendriez-vous la responsabilité de provoquer l’élimination du candidat UMP au
premier tour?
Il ne faut pas céder à la peur d’un 21 avril à l’envers et au nom de ce 21 avril vouloir
bâillonner la démocratie. Ce serait la meilleure façon de faire monter le Front national.

Que se passerait-il si jamais vous étiez inéligible à l’issue du second procès
Clearstream?
J’ai été innocenté sur l’ensemble des points. Je regrette l’acharnement d’aujourd’hui. Je
prendrai ma décision concernant l’élection présidentielle en toute sérénité et en toute
indépendance le moment venu.

Source: le parisien

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