Discours de Villepin à l'ONU contre la guerre en Irak

Discours !! Digne d'un grand homme d'Etat !! J'écoute ces paroles, et je me sens fière d'etre Français !! Merci Monsieur Dominique De Villepin !!

Bienvenue sur ce blog de soutien à la candidature de Dominique de Villepin

Dominique de Villepin, 18 avril 2011 !!
Je ne veux pas participer à une aventure qui décevrait les Français. Ça implique d'être ambitieux, d'être capable de refonder notre vie politique, refonder notre vie économique et sociale (...). C'est aux citoyens de prendre le pouvoir, c'est au peuple français de prendre le pouvoir, et ça veut dire ne pas laisser les hommes politiques s'arranger entre eux.

jeudi 1 décembre 2011

« Mais le dernier mot est-il dit ? »




D’où viendra le sursaut ? J’ai eu l’occasion de développer cette idée lors d’une émission de télévision hier, mais je crois qu’il me faut y revenir brièvement, car elle est essentielle pour comprendre les enjeux auxquels nous ferons face dans les années à venir, nous tous collectivement. La question n’est en effet pas de savoir qui sera élu président ou si c’est un quinquennat de gauche ou de droite qui se profile. Ces questions sont bien loin de nous.

Non, celle qui compte, c’est de savoir si les Français sont capables du sursaut avant l’effondrement de leurs structures politiques et sociales – en un mot de l’Etat Nation et de l’Etat Providence tel qu’ils se sont cristallisés depuis soixante ans – ou si le sursaut viendra après la catastrophe et s’imposera aux Français de l’extérieur. Est-ce que ce sera le monde ou les Français qui changeront la France ?

Est-ce que l’Europe va changer la France, avec le risque de la dérive technocratique et de l’humiliation des souverainetés, ou est-ce que la France va changer l’Europe pour la rendre plus démocratique, plus efficace ? Nous n’avons rien à gagner à refaire sans cesse le match fédéralisme contre confédération, euro-enthousiastes contre eurosceptiques. La France du oui et la France du non ne pèseront rien tant qu’elles n’auront pas trouvé une voix unique dans le concert européen.

Il est absurde de refuser coûte que coûte de transférer des compétences souveraines dont la mondialisation nous a depuis longtemps dépouillé. Il nous faut reconnaître qu’à côté des souverainetés traditionnelles il y a aussi une souveraineté partagée, au niveau européen, au niveau mondial aussi. Elle suppose, pour être pleinement exercée, une gouvernance européenne et mondiale profondément renouvelée.

Est-ce que les marchés vont remettre la France à l’endroit, à leur profit naturellement et avec toute la brusquerie accoutumée, ou est-ce que les Français vont choisir un chemin de rigueur et de croissance, dosé dans le temps et réparti équitablement et se libérer de l’étreinte des marchés ? Des solutions existent, à travers le lancement d’un grand emprunt national pour nationaliser la dette.

Ceux qui misent une fois de plus, comme en 2008, sur une crise courte et un retour à la normale après l’averse sont dans l’erreur.
Est-ce que la montée de la Chine et des émergents va redessiner le modèle économique français en un grand parc d’attraction mondial orienté vers le luxe et le tourisme ou est-ce que nous allons mener une politique volontariste permettant de rester un pays de pointe en matière d’innovation et d’ingénierie, en nous appuyant sur tous nos piliers – l’agriculture, l’industrie, les services ?

Choisir le sursaut sera tout d’abord un travail de conviction et d‘idées parce qu’il s’agit de faire en sorte que pour une fois on mette de côté les querelles pour nous rassembler sur l’essentiel, c’est-à-dire sur la France. Ce sera ensuite affaire d’action dans le cadre d’une union nationale telle que nous l’ avons déjà connue à tous les moments clés de notre histoire : en 1914, en 1944, en 1958. C’est bien la preuve que c’est possible. Ce sera enfin choisir une refondation de nos institutions républicaines, au nom de la simplicité et de l’efficacité, une démocratie active et consultative qui mobilise toutes les énergies et toutes les capacités autour de la décision.

2012 sera un rendez vous qui dépasse, et de loin, l’élection présidentielle qui suppose que tant les citoyens que les responsables politiques soient à la hauteur du sursaut nécessaire. Voudrons-nous un avenir choisi ou accepterons-nous un avenir subi ?

Source : Blog Villepin

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